Projets en cours

Les secteurs de la mode et de l’agriculture doivent faire face aux mêmes enjeux y compris, la valorisation des matières premières, le respect et la dignité des travailleurs, la transparence des filières, le maintien des savoir-faire.

C’est pourquoi nous œuvrons depuis le printemps 2020 à créer du lien entre ces deux secteurs au sein de la marque Chandam.

Nous développons un fil peigné en laine mérinos d’Arles français dans un circuit 100% transparent. Cela nous permettra d’obtenir un fil à tricoté de qualité, produit localement et rémunérateur pour chacun des intervenants de cette filière.

En parallèle, nous mettons en place la production à la demande pour sécuriser et de développer notre filière tout en évitant la surproduction.

au-delà du fil

Depuis maintenant le mois de mai 2020, nous construisons des relations avec des éleveurs afin de leur acheter directement de la laine. L’objectif de cette démarche est de gagner en transparence sur la filière, de mieux rémunérer les éleveurs pour cette matière première, de maîtriser la qualité.
Aujourd’hui, nous sélectionnons de la laine directement sur des chantiers de tonte, en œuvrant main dans la main avec éleveurs et tondeurs. Cela nous permet d’identifier ensemble tous les points d’amélioration pour consolider l’approvisionnement en fibres. Ces axes d’amélioration sont mis en œuvre d’année en année lors de la tonte et dans la conduite des élevages.

1 tonne de laine sélectionnée

Au printemps 2020, nous rencontrons un éleveur n’ayant pas vendu sa laine depuis deux ans. Nous passons 5 jours pour la sortir des sacs, la trier et pour sélectionner la laine idéale pour une transformation en fil peigné. Malheureusement, nous rencontrons des problématiques et cette première tentative n’a aboutie pas.

550 kg de laine sélectionnée

Nous ne baissons pas les bras, nous continuons de sélectionner de la laine auprès de notre éleveur, mais cette fois nous nous rendons directement sur les chantiers de tonte. Nous revoyons notre circuit de transformation pour maximiser les chances d’aboutir à un fil. Nous choisissons des partenaires en France connaissant mieux les spécificités de notre laine.

Lavage de la laine

Notre lot de laine trié lors de la tonte est complété par un lot de laine de qualité équivalente provenant du négociant Pascal Nalin. Nous envoyons 2100 kg de laine à Saugues pour être lavés au Lavage de Laine du Gévaudan. La laine est dégraissée et débarrassée de sa poussière et de la majorité des éléments végétaux qu’elle contient.

Peignage et filature

Il nous reste 975 Kg de laine. Cette laine lavée est envoyée chez Peignage Dumortier à Tourcoing pour obtenir des rubans peignés. Elle sera ensuite filée et teinte à quelques centaines de mètres chez Union Textile de Tourcoing.

Expérimenter pour relocaliser

Lorsque nous avons développé notre projet, nous avons à la fois identifié la laine mérinos d’Arles et la technique de la filature peignée, comme répondant à nos critères de qualité et d’éco-responsabilité.

Nous avons choisi de tricoter un fil peigné car celui-ci est plus solide, plus doux, plus propre. Seulement fabriquer un fil peigné demande des étapes de transformations supplémentaires qui n’existent quasiment plus en France.
Heureusement, tout n’est pas perdu. Il reste du matériel, certains acteurs investissent même dans des infrastructures. Nous les avons sollicités pour leur expertise technique et leurs qualités humaines.

Au travers de cette démarche de R&D nous ré-apprenons à connaître notre laine et à maîtriser nos outils.

1 — Guillaumes (06)

Tonte et tri de la laine chez un éléveur

2 — Cadenet (84)

Tonte de la laine

3 — Mirabeau (84)

Tri et assemblage des lots
Pascal Nalin

4 — Saugues (43)

Lavage de la laine
Lavage de Laine du Gévaudan

5 — Tourcoing (59)

Peignage de la laine
Peignage Dumortier

Filature et teinture
Union Textile de Tourcoing (UTT)

Vers une production à la demande

Nous cherchons à développer une production à la demande sous forme de précommande. Vous commandez aujourd’hui, vous êtes livrés dans quelques semaines. C’est vous qui choisissez ce que l’on produit et dans quelles quantités. Nous savons quelles tailles, coloris et modèles sont les plus demandés. Nous limitons la surproduction de pièces tout en respectant les minimums de commande de nos tricoteurs.
Votre argent finance directement la production. C’est un réel coup de pouce pour une jeune marque ainsi nous gagnons en sécurité financière. De notre côté nous investissons directement auprès des éleveurs pour nos collections futures.

Etant en phase de lancement, nous n’avons pas encore atteint les minimums avec nos volumes de précommandes, c’est pourquoi, aujourd’hui, nous ne pouvons pas encore parler de production à la demande. Grâce à vous, nous sommes en bonne voie.
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